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Une pro du comportement canin dévoile 6 trucs essentiels pour prévenir l’anxiété de séparation

Dernière mise à jour : 17 janv. 2023


Table des matières


 

Vous avez peut-être déjà entendu les récits de propriétaires de chiens qui ne peuvent même pas se permettre d’aller faire une course à l’épicerie.


Leur compagnon canin n’arrête pas de pleurer quand ils partent, il détruit la maison, il aboie en continu, ou un mélange de tout ça. Bref, leur chien ne supporte pas la solitude et il l’exprime de différentes façons.


Et s’il existait une manière pour éviter que votre chien développe de l’anxiété de séparation et les fâcheux symptômes qui l’accompagnent?


La routine et la prédictibilité: les secrets pour un chien moins anxieux


Nos chiens étant des bêtes de routine, les changements qui surviennent dans leur vie peuvent déclencher l’angoisse de séparation.


D’après ce que l’on sait jusqu’à maintenant, l’anxiété prendrait racine dans certains gènes qui s'expriment ou non selon le chien et les circonstances.



Qu’est-ce qui déclenche l’anxiété de séparation chez le chien

  • Déménagement

  • Changements de foyers multiples

  • Changements sonores dans l’environnement (ex: travaux de construction à proximité de la maison)

  • Décès d’un humain d’attachement

  • Décès d’un autre animal de compagnie

  • Événement traumatique (ex.: accident de voiture)

  • Départ de la maison d’un membre de la famille

  • Séparation dans le couple

  • Changement dans la routine (ex: vous passez d’un horaire de jour à un horaire de nuit, longues absences ou longues présences soudaines)


Quelles sont les autres raisons qui expliquent que mon chien me suit partout ou ne tolère pas de rester seul ?

  • Le stade de vie (vieillesse)

  • L’état de santé physique (maladie, blessure, malnutrition)

  • L’état de santé mentale

  • La génétique

  • L’environnement de la mère pendant la gestation

  • Retrait précoce de la fratrie etc.


Lorsque l’on entraîne son chien à rester seul sans paniquer, il est important de distinguer ce sur quoi nous avons du pouvoir et ce qui est hors de notre portée. On ne contrôle pas les événements du passé, la génétique ou le vieillissement.


En ayant ces informations en main, peut-on réellement prévenir l’anxiété de séparation ou la détresse d'isolement? En vérité, pas vraiment.


Par contre, nous pouvons améliorer la qualité de vie de nos chiens pour faire diminuer leur niveau de stress au quotidien et les placer dans les meilleures conditions pour réussir - et être bien dans leurs pattes!



Quels sont les symptômes d’un chien qui a peur de rester seul ?


La gravité des symptômes et la manière dont ils s’expriment varient d’un individu à l’autre. Il ne s’agit pas d’un indicateur de l’intensité de l’angoisse que le chien vit.


Un chien qui se tapit silencieusement dans un coin en tremblant peut vivre une émotion aussi forte qu’un chien qui hurle pendant des heures quand vous quittez.


Les chiens souffrant d’angoisse de séparation peuvent démontrer différents signes de détresse tels que:

  • Pleurer, japper, hurler, gémir

  • Haleter, saliver, baver

  • Hypervigilance

  • Ne pas manger (même ses friandises préférées!)

  • Faire les cent pas (pacing)

  • Réagir aux signes annonçant votre départ

  • Essayer de vous bloquer le chemin lorsque vous sortez

  • Excitation excessive au retour et difficulté à se calmer

  • Consommation d’eau excessive au retour

  • Perte de poils excessive


Il existe d’autres signaux qui eux, sont de véritables drapeaux rouges. Même si tout signe d'anxiété de séparation devrait être traité comme une urgence, si votre chien démontre ces comportements ou ces symptômes, il est primordial de contacter une professionnelle dans les plus brefs délais.


🚩 Les signes de détresse en anxiété de séparation qui nécessitent une intervention dès que possible (drapeaux rouges)

  • Malpropreté seulement lorsqu’il est laissé seul (la diarrhée est un indice supplémentaire de stress)

  • Destruction aux points de sortie (fenêtres, portes)

  • Si le chien est gardé en cage lors des absences: destruction de la cage OU signes visibles de tentative de sortie

  • Mutilation (automutilation ou se blesser en essayant de sortir)

  • Hurlements (vs aboiements)

  • Transpiration des coussinets (difficile à percevoir)

  • Agression envers les propriétaires lors de tentatives de sortie (très rare)



[À FAIRE] 3 conseils pour éviter que votre chien détruise, hurle ou aboie lorsqu’il est seul


1. Apprendre graduellement à votre chien à supporter la solitude

Qu’il s’agisse d’un chiot ou d’un chien adulte, le nouvel arrivant de votre famille a énormément de nouveaux apprentissages à faire. Le chien étant un animal social, il est normal qu’il ne soit pas nécessairement à l’aise d’être laissé seul toute la journée dès son arrivée chez vous.


Exercices à faire pour habituer un chien à rester seul en moins de 2 semaines

Pour commencer, le but est de tester la capacité du chiot ou du chien à rester seul. Il est tout à fait normal qu’il vous suive partout au début. L’objectif des exercices est de lui apprendre que notre absence n’est pas quelque chose d’inquiétant.


Note: il est très important d’avoir la capacité de surveiller ce qui se passe dans la maison en notre absence, en particulier lors de ces premiers jours d’évaluation de la tolérance à notre chien à rester seul. C’est la seule façon d’avoir le portrait juste de la situation.


La première étape avant de laisser votre chien seul est de favoriser la détente en l’installant dans un endroit confortable avec une activité calmante pour l’occuper telle que:

  • jeu de fouille

  • tapis de léchage

  • os à ronger

  • jouet rempli de nourriture congelée

  • toute autre activité masticatoire


Les règles du jeu:

  • Répétez chaque exercice 2-5 x / jour


Pendant la première semaine Le but est d’être capable de se déplacer dans l’espace sans que votre chien vous suive constamment

  • Faites une activité ou une tâche dans une autre pièce:

    • Prendre sa douche

    • Partir une brassée de lavage

    • Préparer un repas

    • Laver la vaisselle

    • Passer le balai

  • Sortez de la maison ou de l’appartement pour de courtes sorties (5-15 minutes) et assurez-vous que votre chien ne peut vous voir


Pendant la deuxième semaine Le but est d’habituer votre chien à des absences de plus en plus longues

  • Augmenter graduellement la durée des sorties



Si votre chien est confortable lorsque vous vous absentez, dès la deuxième semaine, vous serez en mesure d’adopter une routine plus normale.


En résumé, la clé est de monitorer votre chien et d'être capable de revenir en cas d’urgence ou si vous constatez que votre chien est inconfortable ou panique. Surtout, n’ayez pas peur: si vous revenez alors qu'il jappe en continu (inconfort), vous ne lui apprendrez pas que japper lui donne ce qu’il veut. Dans ce cas, vous lui apprendrez plutôt qu’il peut vous faire confiance et que vous ne le laisserez pas dans une situation qui le rend mal à l'aise.


Si vous n'êtes pas en mesure de dépasser une certaine longueur d'absence sans que votre chien panique, contactez-nous dès maintenant pour qu'une coach spécialisée vous accompagne dans le processus de désensibilisation aux absences.



2. Transformer vos départs en moment agréable

Avant votre départ, préparez des activités mentales et nutritionnelles pour que votre chien s’occupe pendant votre absence.


Les occupations que vous laissez à votre chien n’ont pas besoin de vous ruiner financièrement. Il existe plusieurs façons d’occuper son chien à bas prix.


N’oubliez pas non plus qu’un chien dont les besoins ne sont pas comblés adéquatement (activités physiques et mentales) risquera beaucoup plus de faire des mauvais coups en votre absence et ce, sans que ce soit lié à de la détresse !



3. Surveiller votre chien quand il est seul pour s’assurer qu’il ne panique pas

Plus vite vous verrez les signes révélateurs de l’angoisse de séparation, plus vite vous pourrez agir en amont et éviter que vos départs se transforment en moment de stress pour tous.


C’est bien de continuer à monitorer à travers le temps (spot check), en particulier si votre chien vit un événement tel que ceux mentionnés plus haut.


L’angoisse de séparation peut se manifester de plusieurs façons, dont certaines beaucoup plus subtiles que les hurlements ou la destruction.


Au début, votre chien ne paniquera pas nécessairement, mais il pourrait montrer des signes de stress plus difficilement perceptibles sans surveillance vidéo comme:

  • Tremblements

  • Hypervigilance (oreilles droites, corps tendu)

  • Faire les cents pas

  • Haleter

  • Bailler

  • Baver

  • Faire ses besoins dans la maison (devient malpropre subitement en votre absence) etc.

Si votre chien démontre un ou plusieurs de ces symptômes, contactez notre équipe de spécialistes dès que possible afin que nous puissions vous aider rapidement



[À NE PAS FAIRE] 3 erreurs classiques qui favorisent l’apparition de l’hyper attachement


1. Ne jamais laisser le chien seul

S’il faut éviter de quitter pour plusieurs heures au début, il ne faut tout de même pas pencher dans l’autre extrême, soit rester avec le chiot ou le chien 24/7 pendant quelques jours ou semaines et tout à coup retourner au boulot à temps plein sans transition.


Nous vous proposons ici des exercices simples à mettre en place pour habituer votre chiot ou votre chien à rester seul en moins de 2 semaines.


2. Changer subitement l’horaire ou les habitudes de notre chien

Nous savons qu’il existe des impondérables et qu’on ne peut tout prévoir. Cependant, si vous savez qu’un événement majeur est à venir, pensez à y préparer votre chien immédiatement.


Un excellent exemple d’un changement subit d’horaire est évidemment la pandémie pendant lesquelles nous avons vécu des périodes de confinement ou un changement de l’organisation dans notre milieu de travail (migration partielle ou complète vers le télétravail). Pour faciliter la transition dans cas semblable, l’idéal est de conserver des périodes d’absence routinières afin de ne pas déstabiliser notre chien et qu’il garde la bonne habitude de rester calme en votre absence.


En étant prévoyants (dans la mesure du possible), vous diminuerez grandement les risques que votre chien développe de l’anxiété de séparation s’il y est plus sensible.


Si vous n’êtes pas certain.e de savoir comment vous y prendre, l’une de nos intervenantes se fera un plaisir de vous rencontrer pour une séance-éclair de 30 min. ou 1h pour en discuter et vous offrir des pistes de solution.


3. Penser que notre chien va s’habituer à la solitude même s’il démontre des signes d’inconfort ou de panique

Si on ne surveille pas de temps à autre ce qui se passe, en particulier si notre chien vit un grand changement, on risque de ne pas voir apparaître les signaux avant-coureurs de la détresse d’isolation ou de confinement.

Il ne faut pas non plus tomber dans le panneau de la pensée magique en croyant que ça va passer. Plus souvent qu’autrement, non seulement ça ne passe pas, mais ça empire.


Sachez qu’une prise en charge rapide de la situation dès que vous remarquez des signaux d’inconfort ou de panique favorise les chances de régler la situation plus rapidement.


L’une des règles d’or en entraînement canin est que moins un comportement indésirable est répété, plus notre entraînement aura des chances de succès rapide.



4 mythes tenaces entourant l’anxiété de séparation chez le chien


1. Laisser votre chien dormir dans votre lit ou monter sur le divan avec vous va le rendre plus dépendant affectif

Nous adoptons des chiens pour qu’ils soient nos compagnons au quotidien, pour les aimer et pour profiter de leur présence à nos côtés. Le temps que nous partageons avec eux est précieux et vous pouvez absolument les câliner et assurer leur confort sans exacerber ou déclencher de l’anxiété.


D’autant plus que si vous vivez avec un chien anxieux, ces moments seront peut-être les seuls dans la journée où il sera vraiment calme.





2. Acheter un autre chien va l’aider à se calmer (non, et ça pourrait même faire le contraire)

Selon notre expérience professionnelle et la littérature scientifique, rares sont les chiens souffrant d’angoisse de séparation qui vont cesser de paniquer en votre absence grâce à l’arrivée d’un nouveau compagnon canin. Ça arrive, mais c’est vraiment une exception.


Si par miracle vous faites partie des chanceux pour qui l’arrivée d’un autre chien ''règle'' l’angoisse de séparation de votre chien anxieux, l’autre chien devient une béquille car il doit TOUJOURS être avec votre chien anxieux en votre absence. En outre, ça ne veut pas dire que si ça marche avec un chien, ça fonctionnera avec un autre. Bref, il y a trop de variables en jeu pour que nous recommandions cette avenue.



Enfin, plusieurs comportements liés à la peur de la solitude comme hurler ou détruire sont socialement facilités chez les chiens. Ça veut dire que ce sont des comportements qu’ils vont avoir tendance à imiter très facilement et rapidement lorsqu’ils sont produits par un autre chien dans leur environnement.


Deux chiens qui hurlent plutôt qu’un? Non, merci.


3. Il va arrêter de paniquer s’il a quelque chose à manger ou ronger

Si votre chien en est à l’étape de la panique quand vous partez, son état émotionnel ne lui permettra pas de s’apaiser uniquement avec des jouets interactifs ou des articles à ronger.


Au mieux, vous réussirez à retarder le début de la séquence de comportements de panique (hurlements, pleurs, grattage de porte, etc.).


Néanmoins, si vous filmez ce qui se passe, vous remarquerez sans doute que votre chien ne mange pas calmement. Généralement, voici ce qu’on pourra observer:

  • Mange rapidement

  • Corps tendu, peut-être orienté vers le point de sortie

  • Oreilles et regard alertes

  • Mouvements saccadés


Bref, on vient tout simplement de créer un conflit motivationnel très fort entre l’attrait pour la nourriture et la peur d’être laissé seul. C’est pourquoi ce n’est pas une solution durable pour traiter l’anxiété de séparation.


4. ''Mets-la dans sa cage, c’est sa tanière'' ou encore ''Mets-le dans sa cage pour éviter qu’il détruise''

Bien que cette affirmation mérite aussi d’être nuancée, l’utilisation de la cage est un sujet controversé. Alors qu’elle n’est pratiquement pas utilisée en France, c’est tout le contraire au Québec.


En tant que pros de l’anxiété de séparation basées au Québec (nos services sont disponibles à l’international en français et en anglais par contre!), l’utilisation de la cage par les propriétaires de chiens pose un défi supplémentaire lors d’une thérapie comportementale pour traiter la peur d’être seul.


En effet, l’anxiété de séparation ou la détresse d'isolement vont souvent de pair avec la peur d’être confiné à un espace restreint (détresse de confinement). Donc, une cage ou une pièce fermée auront tendance à exacerber la peur et l’état de panique.


Il ne faut pas se leurrer: la solution de laisser son chien libre ou semi-libre dans la maison ne règlera pas la peur de la solitude à elle seule. Par contre, c’est un moyen important pour diminuer considérablement le niveau de stress de votre chien anxieux.


Ouste, les mythes tenaces!



 

Votre chien qui panique lorsqu’il est laissé seul ?


Il détruit tout quand vous vous absentez ?


Lors de votre consultation initiale, vous bénéficiez de:

Analyse complète de votre situation et de celle de votre chien avec une pro du comportement canin certifiée en anxiété de séparation

Évaluation du point de départ de l’entraînement et du seuil de tolérance de votre compagnon grâce à l’évaluation en direct d’une courte absence

Explication du fonctionnement d’une thérapie comportementale en désensibilisation appliquée à l’anxiété de séparation

Options de gestion initiale pour diminuer immédiatement le stress de votre chien - et le vôtre!

Exercices de base pour commencer l’entraînement dès maintenant


Laisser votre chien seul à la maison ne devrait pas vous causer d’anxiété.


Nous pouvons vous aider.














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